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A Noailles, les hirondelles ne sont pas les seules à faire le printemps … Les Asperges aussi !

22 Avr. 2021

Cette semaine, nous vous emmenons à la rencontre de Benoît, asparagiculteur (oui oui c’est comme cela que s’appellent les producteurs d’Asperges) à Noailles, près de Beauvais (60). Après un accueil hyper chaleureux, Benoit nous a fait visiter l’ensemble de son exploitation et nous a expliqué en détails comment obtenir de bonnes asperges. Il faut dire que Benoît sait de quoi il parle, puisque voilà plus de 20 années qu’il a repris l’exploitation familiale avec son épouse, bref une vocation et une passion pour ces deux amoureux du « Légume Royal ».

L’Asperge, Noailles, Murielle et Benoît c’est aussi un mariage de raison, savoir profiter de sols qui se réchauffent vite et donc très favorables à la culture des asperges … et tirer profit de la proximité de feu la RN1 (désormais A16) reliant Abbeville à la région Parisienne en passant par Beauvais et qui permettait aux aïeux de Benoît et Murielle de pouvoir profiter d’une clientèle abondante passant juste à côté de leurs fenêtres !

Nous avons une clientèle de fans inconditionnels et fidèles qui attendent avec impatience les premières bottes pour leur fraîcheur et leur régularité tout au long de la saison ».

Armand CAPLAIN – Commercial Distribution RibéPrim … et fan des Asperges de Murielle & Benoît

Symbole vertueux

Pendant la visite de la ferme de Benoît et de Murielle, tout sent bon le printemps, que ce soit l’odeur suave des céréales ou le vol acrobatique des hirondelles au-dessus des champs et des aspergerais. Les hirondelles, justement, ne sont pas seulement pittoresques, elles sont également un indice criant de la bonne santé écologique des parcelles, impression confirmée par Benoît quand nous arrivons devant un groupe d’ouvriers agricoles qui binent des planches d’asperges vertes : « Ici, on n’utilise pas de chimique. » Travailler avec des producteurs comme Benoît et Murielle est un partenariat précieux et comme l’affirme Armand CAPLAIN, l’un de nos commerciaux en Distribution « Nous avons une clientèle de fans inconditionnels et fidèles qui attendent avec impatience les premières bottes pour leur fraîcheur et leur régularité tout au long de la saison ».

Une affaire de patience

Benoît sait tout ou presque de la culture des asperges, du choix de la variété produite par l’obtenteur au meilleur moment pour les récolter afin qu’elles soient au top de la qualité. Car cultiver l’asperge, cela ne s’invente pas. Il faut s’abord sélectionner les variétés que l’on va planter, décider comment les planter. Il faut ensuite acheter les « griffes » (c’est le nom du rhizome que l’on plante et qui donnera des asperges) et les mettre en terre avant de les bichonner pendant deux longues années ! Se lancer dans une parcelle d’asperges est un investissement lourd, les griffes coûtent cher, et la terre est immobilisée pendant deux ans avant de produire, sans compter les coûts de main d’œuvre … Après ces deux années de soins, la griffe d’asperge est bien implantée et prête à faire pousser au printemps des tiges. 

Tout le savoir-faire du cultivateur est de savoir quand récolter les turions pour qu’ils soient suffisamment longs mais toujours bien fermés. À ce moment-là un coup de gouge (c’est l’outil spécifique qui permet de sectionner la tige sous terre) et l’asperge est récoltée le matin avant d’être lavée, triée et mise en botte l’après-midi pour pouvoir être livrée dans la foulée, permettant ainsi de déguster une asperge ultra fraîche.

Allez, pour vous aider à briller en société, laissez-nous vous conter l’influence du soleil sur les couleurs des asperges.

  • L’asperge blanche pousse sous-terre et à l’abri de la lumière. La photosynthèse ne peut donc pas s’opérer et la couleur verte ne peut par conséquent pas se développer. Elle se distingue par son goût fin et délicat. 
  • L’asperge violette commence à pousser comme la blanche, sous-terre et à l’abri de la lumière. Cependant, à la fin de la pousse, on laisse la tête s’échapper du filet qui empêche la lumière de passer, ce qui lui donne cette couleur violette ainsi qu’une légère amertume.
  • L’asperge verte, quant à elle, pousse à l’air libre, et peut donc opérer la photosynthèse, d’où sa couleur verte ! Sa saveur est plutôt marquée et ses bourgeons sont presque sucrés.
  • Il existe même l’asperge pourpre, plus rare, issue d’une variété particulière et cultivée comme si c’était une verte
  • Et enfin la reine des reines, l’asperge sauvage, qui pousse à l’état … sauvage … dans les garigues du Midi de la France et qui est un mets encore plus délicat !

Pour résumer, Benoît et son épouse détiennent un savoir-faire unique et très précieux, ils font le choix de privilégier la qualité de leurs produits avec des méthodes respectueuses de l’environnement, préférant disposer de plus de personnel plutôt que de répandre des produits chimiques et ont su mettre en place des procédés de travail qui assurent une asperge de haute qualité au sommet de sa fraîcheur. Enfin, Benoît est extrêmement impliqué au niveau de la vie locale : il est même maire de Noailles ! C’est pour toutes ces raisons que nous sommes heureux de le compter parmi nos producteurs partenaires !

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